Pas de jardin, mais le besoin d'accueillir toutes sortes de plantes et d'animaux ? Dans cette nouvelle série bimensuelle, Caspar Janssen montre comment même un petit balcon de ville devient beau et utile.

Fais-le toi-même, fais-le toi-même ! Ça me hante la tête depuis des années. Après l'exemple des personnes que j'ai lues ou rencontrées. Des gens qui ont acheté une parcelle de terre agricole et l'ont transformée en paradis des papillons. Ou des gens qui gèrent leur domaine dans un seul but : offrir au plus grand nombre possible d'espèces animales un endroit convenable pour vivre. Les gens avec des jardins sauvages aussi, ou des jardins familiaux aussi biodiversifiés que possible. Bien sûr, j'ai lu les livres de Dave Goulson, l'expert britannique des bourdons qui a acheté un terrain en France et en a fait une oasis pour les papillons, les abeilles sauvages, les bourdons, les amphibiens, les mammifères, des centaines d'espèces de plantes et d'animaux sauvages, que les agriculteurs français ont vu secouer la tête. Ne pleurniche pas, mais agis. Parce que c'est nécessaire. Parce que les choses continuent à empirer, avec les insectes, avec la vie du sol, avec de nombreux oiseaux, avec les pollinisateurs. On en parle beaucoup, mais vous pouvez bien sûr vous mettre au travail. Tous ces gens étaient heureux de cela, ce qui était aussi une considération.

Mais je n'ai pas l'argent pour acheter un terrain, je n'ai pas de domaine, ni même de jardin, ni d'attribution. Un balcon, voilà ce que j'ai.